15/03/2021

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Le patrimoine rural de la commune s’affiche dans l’histoire locale en révélant les traditions d’un terroir, l’identification d’un lieu ou la typicité d’un bâti. Dans cette dernière orientation, aujourd’hui, le moindre bout de campagne du territoire monteillais offre aux flâneurs et autres curieux avides de découvertes architecturales un habitat rural de belle facture : moulin à eau, maison de caractère, corps de ferme. Classés à l’identique, d’autres édifices caractéristiques attenant à une robuste bâtisse, bien isolés en pleine campagne ou proches de la rivière Lère, ponctuent et animent un paysage verdoyant et aquatique : les pigeonniers.
Pigeonniers incontournables
De manière naturelle, l’identité de la commune s’est forgée autour de cet édifice, construit tout en force et majesté, à l’architecture simple, parfois complexe, bien souvent pièce maîtresse d’un ensemble bâti. Après recensement et identification effectués en 2001, sur les 1 208 hectares communaux, pas moins de trente et un pigeonniers ont été répertoriés, attirant le regard par la diversité de leur architecture: pigeonnier pied de mulet, porche, tourelle, à clocheton, sur piliers ou encore tour. Dans la commune, le style pied de mulet prévaut à hauteur de dix-huit remarquables colombiers. Cette dénomination tire son origine du profil du pigeonnier.
Les toits sont en marche d’escalier, à faible pente, la contremarche, en bois, percée de trous pour le passage des pigeons. Pour empêcher les rongeurs de s’introduire à l’intérieur des édifices, ces derniers ont été ceinturés de pierres taillées, plus rarement de plaques d’ardoise. Pour la construction de la bâtisse elle-même, l’association de matériaux, briques crues, cuites, pierres pour l’ossature, permet une large diversité dans la composition des façades. Et la plupart ont résisté à l’usure du temps, sauvés de l’oubli par une remarquable restauration quand certains sont restés pratiquement dans leur jus afin de conserver charme d’antan et réelle authenticité. Par leur nombre, soit trente et un pigeonniers, les édifices monteillais volent ainsi la première place à leurs semblables des dix-neuf communes que compte la communauté de communes du Quercy caussadais.
Un symbole fort
Dès 2001, la nouvelle municipalité valorise l’identité visuelle de la commune en s’appuyant sur l’image de ces vieux colombiers. Facile à mémoriser, élément indispensable pour un premier outil de communication, un logo à l’effigie d’un édifice stylisé est ainsi créé, identifiant clairement le territoire. Pour accentuer la symbolique sur cette même thématique, la place du village a été dénommée place du Pigeonnier et la route départementale D17 Monteils-Puylaroque baptisée route des Pigeonniers.
L’hébergement touristique n’est pas en reste avec deux logements de charme abrités dans ces habitats insolites, remarquablement restaurés par leurs propriétaires : les gîtes Momaca-Home et Guillaynes. Dernier épisode patrimonial pour affirmer l’identité de la commune, l’édification d’un pigeonnier en fer vieilli, en forme de pied de mulet, d’un poids de 180 kg, d’une hauteur de 2 mètres, qui trône, en majesté, en bordure de la route des Pigeonniers. Comme une évidence !

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